Xian, la fin du parcours?

Qin's terracota army

Les ruelles étroites du souk d’Alep, avec leurs femmes cachées derrière leurs voiles noirs, a servi de zone d’échange pour les produits de la Route de la Soie.  Dernière étape avant l’Europe, la ville d’Alep dans le nord de la Syrie  représentait le début de la route mythique.

Amir Timur – Tamerlan en Occident – a choisi  Samarcande, dans l’aridité de l’Asie centrale,  pour être la capitale de son empire et a donné au monde le meilleur que l’architecture islamique n’a jamais produit.  Samarcande est devenue la capitale de la Route de la Soie et, grâce à son emplacement, passage obligatoire de la plupart des routes commerciales de l’Orient.

Xian, capitale de la Chine pendant des millénaires et plusieurs dynasties, est la symbolique de « fin de ligne».  Xian était la destiné de Marco Polo quand il a quitté Venise. De l’Europe à la Chine, la Route de la Soie a été la première occasion pour le monde de se reconnaître comme un dégradé infini de cultures et de rituels, comme deux aimants en tournant exercent une attraction et une répulsion sans fin.

Nous n’avons pas suivi la ligne originale du trajet historique, nous avons gagné Xian venus du nord. Et si l’attraction touristique majeure de la ville est l’armée en terre cuite (plus de sept mille hommes d’argile en taille  réelle   avec chacun son propre visage) qui protège l’énorme mausolée de l’empereur Qin. Xian garde, malgré le temps, le mélange de traditions apportées par les caravanes à travers l’Asie.

La ville historique est un quadrilatère qui conserve ses murs d’origine dans le nord de la ville de Xian actuelle.  Les tours de la Cloche et du Tambour marquent le centre exacte de l’ancienne capitale de l’Empire du Milieu. Et dans les rues qui entourent ces monuments, un quartier musulman animé – Chinois d’ethnie Hun – remplit de couleurs et de saveurs la nuit de la brumeuse Xian.

En se promenant dans les rues, entre vendeurs ambulants et restaurants en plein air, se rendre compte du grand dégradé de la Route de la Soie est une activité amusante: retracer les similitudes entre le vendeur de kébabs à Alep et le marchand de tissus du grand marché de Samarcande et plus tard, avec le vendeur de nouilles – et kébabs aussi – chinois nous permet de revivre la transmission de traditions que la foi islamique a entrepris au fil des siècles et des distances.

Xian n’est pas la fin du parcours. Comme Marco Polo, nous continuerons notre voyage. Lui, vers l’Est, nous, dans la direction opposée, vers le Tibet.

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2 réflexions sur “Xian, la fin du parcours?

  1. Pingback: Lhassa, Tibet | 2backpacks

  2. je n’aurais pas imaginer qu’ils aurait aussi une tradition islamique, cela me fait rappeler l’Algérie et ses kebabs mais différents…

    ps: j’ai adoré les dernières fotos du tibet, magnifiques!!!ça donne envie de prendre l’avion et de partir loin de notre terre occidentale 😉

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